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Les Deux Vérités
selon les Quatre Ecoles

Guéshé Georges Dreyfus

274 pages : 22,90 euros (150 F)

ISBN : 2-911582-40-3

 

 

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Particuliers

Pour qui s’intéresse au bouddhisme, l’enseignement sur les deux vérités dans les différentes écoles philosophiques permet, malgré sa complexité apparente, de gravir progressivement les marches de la compréhension intellectuelle qui mène à la réalisation du mode d’existence ultime des phénomènes. Comme le souligne l’auteur : « L’importance de l’enseignement des deux vérités est bien révélée par Nagarjouna lorsqu’il dit que l’enseignement du Bouddha est entièrement basé sur les deux vérités, la vérité conventionnelle et la vérité ultime.... La vérité ultime est ce qui amène à la libération et la vérité conventionnelle est ce qui aide à comprendre la vérité ultime. C’est pour cela que les enseignements du Bouddha sont dit être basés sur les deux vérités. » Cette compréhension est indispensable à la reconnaissance d’expériences méditatives subjectives. « Une expérience subjective peut nous aider... mais elle n’a pas de valeur libératrice directe tant qu’elle ne se base pas sur une compréhension des choses. Et c’est cela l’essence même du bouddhisme : le fait que la libération ne vient pas d’une expérience que l’on a, mais d’une compréhension des choses. Tant qu’il n’y a pas compréhension, il ne peut pas y avoir libération. »
Cependant, comme les deux plateaux d’une balance ou les deux ailes d’un oiseau, l’acquisition de cette réflexion doit être équilibrée par l’expérience issue de la concentration : « Il nous faut procéder par analyse, mais aussi par expérience, par la compréhension intellectuelle et par l’expérience même, parce que l’objet à réfuter doit être identifié au niveau de notre expérience innée, spontanée. Nous devons identifier la façon dont l’esprit appréhende les objets au niveau de notre expérience innée, spontanée, et également à l’aide de la compréhension intellectuelle. Cela pour pouvoir le nier. Ce n’est que lorsque notre objet à réfuter s’accorde, correspond, à ce qui se passe au niveau de notre expérience que notre négation pourra vraiment déboucher sur une compréhension de la vacuité. Tant que l’on se contente de nier un objet à réfuter qui n’existe qu’au niveau artificiel, qu’au niveau des conceptions philosophiques, la négation que l’on fait n’aura que peu d’effet sur les attitudes innées, sur l’ignorance innée que nous avons en nous. Il ne suffit donc pas d’identifier l’existence réelle telle qu’elle est élaborée par les différentes philosophies, mais il faut que cette identification corresponde à l’identification de quelque chose qui se passe au niveau de notre vécu le plus commun. »
Transmis de génération en génération par les maîtres tibétains, cette richesse nous parvient intégralement aujourd’hui. Mais l’utilisation de termes et de concepts souvent ardus, et dont le sens se trouve modifié selon le contexte dans lequel ils sont employés, se heurte bien souvent à des problèmes de traduction. C’est pourquoi les explications données par Guéshé Georges Dreyfus à l’Institut Vajra Yogini en 1992, et qui ont servi de fondement à ce livre, sont particulièrement précieuses.

Né en 1950, Georges Dreyfus obtient son baccalauréat de mathématiques en 1969 à La Chaux-de-Fonds en Suisse et part chercher sa voie en Inde en 1970. Il s’intéresse au bouddhisme et commence ses études auprès de Guéshé Rabten. Il prend l’ordination en 1971 et étudie deux ans au monastère de Namgyal à Dharamsala (dans le nord de l’Inde), à proximité de la résidence du Dalaï Lama, avant d’entrer à l’école de Dialectique dont il suit le cursus pendant dix ans, jusqu’en 1983. Il quitte alors les contreforts de l’Himalaya pour rejoindre le monastère de Séra reconstruit dans le sud de l’Inde, et finir de préparer le difficile examen de guéshé. Traduit généralement par « ami spirituel », ce diplôme couronne une quinzaine d’années consacrées à l’étude des grands commentaires canoniques indiens. Durant les deux ans passées à Séra, Georges Dreyfus poursuit conjointement ses études aux monastères de Drépoung et de Gandèn. En 1985, après une série d’examens dans ces trois monastères, il obtient le titre de guéshé lharampa, le plus haut niveau d’études au sein de l’école guéloug du boudhhisme tibétain.
Maitrisant parfaitement le tibétain parlé comme le tibétain classique, coutumier des débats philosophiques, Georges Dreyfus est l’un des érudits occidentaux à avoir accès à la source du bouddhisme tibétain. Assistant au département des religions de 1985 à 1989, puis maître de conférences des études religieuses entre 1991 et 1992 à l’université de Virginie, professeur assistant au Williams College (Massachuset, USA) de 1992 à 1998, l’auteur est aujourd’hui professeur de religion dans ce même établissement. Il a écrit plusieurs ouvrages, plus particulièrement Recognizing Reality: Dharmakirti's Philosophy and its Tibetan Interpretations (Suny, 1997).
Bien que corrigé par Georges Dreyfus, ce texte ne reflète pas forcément l’opinion de l’auteur : transcription d’un événement oral particulier et limité, ce témoignage est basé sur un enseignement guélougpa et exprime le point de vue de cette école. Néanmoins, il devrait permettre aux lecteurs de parfaire leur compréhension du sujet, de replacer telle ou telle affirmation dans son contexte historique et d’utiliser ces connaissances pour approfondir leur réflexion et leur pratique quotidienne.

Introduction

Je vais donc parler des deux vérités dans les quatre écoles. Je crois que la plupart d’entre vous ont étudié le Dura1. Qu’avez-vous fait ? Dura, (textes d’introduction à la pratique des débats), Lorig (introduction à l’épistémologie, l’étude philosophique de la connaissance) et une partie de Droupta (étude des quatre écoles de la philosophie bouddhique indienne : les vaibhashikas, sautrantikas, yogacharas et madhyamikas). Je vais prendre ces enseignements comme base et essayer d’expliquer certaines choses. Si vous avez des questions dans le cadre de vos études qui se relient plus ou moins à ce dont nous allons parler, il sera bien de les poser.
Il faut que je précise ici que l’enseignement que je vais donner n’est pas complètement académique. Il y a une distinction à faire entre un enseignement précis au niveau académique et un enseignement tel qu’on le donne dans un cadre tel qu’ici. Dans ce cas précis, l’enseignement a un double intérêt : un intérêt philosophique académique et un intérêt spirituel. J’aimerais que cela soit clair afin que ce que je vais dire ne soit pas pris comme une base de référence extrêmement précise.
L’importance de l’enseignement des deux vérités est bien révélée par Nagarjouna lorsqu’il dit que l’enseignement du Bouddha est entièrement basé sur les deux vérités, la vérité conventionnelle et la vérité ultime. L’enseignement du Bouddha a deux aspects : un aspect de sagesse (Tib. Chérap, Skt. Prajna), et un aspect de méthode (Tib. Thap, Skt. Upaya).
Qu’est-ce que la méthode ? C’est la compassion, la charité, la patience. C’est tout ce qu’il est convenu d’appeler les mérites, les vertus. à côté de cela, il y a la sagesse qui est la compréhension des quatre nobles vérités, de l’impermanence, de la souffrance, etc. Donc, tout l’enseignement du bouddhisme, aussi bien du petit véhicule (Skt. Hinayana) que du grand (Skt. Mahayana) peut se résumer à ces deux aspects de la pratique : la méthode et la sagesse. La sagesse comprend les choses dans leur aspect relatif, conventionnel, mais surtout, elle est destinée à comprendre la vérité ultime, la nature ultime des phénomènes. La méthode est développée en relation avec la vérité conventionnelle. C’est parce que les êtres souffrent que l’on développe la compassion. La souffrance, les êtres, tout cela ce sont des phénomènes qui appartiennent à la vérité conventionnelle, et le développement de l’amour, la compassion, etc. concerne particulièrement la vérité conventionnelle.
Tous les enseignements du Bouddha se basent au moins sur une des deux vérités et, en fin de parcours, sur les deux vérités alliées. Pour arriver à la bouddhéité, à la perfection, il ne faut donc pas seulement se baser sur une vérité, mais sur les deux, sur l’alliance, sur l’unité des deux.
Comme vous le voyez, je place d’emblée cet enseignement dans une perspective Madhyamika (une des quatre écoles du bouddhisme indien, c’est elle qui a été adoptée par la plupart des penseurs tibétains et est donc considérée comme la plus haute expression de la philosophie bouddhique), car c’est dans celle-ci que se situe le texte sur les quatre écoles que nous allons étudier. C’est donc un enseignement des deux vérités dans les quatre écoles qui est donné avec le point de vue que le Madhyamika est la vue ultime. Si nous prenions le point de vue d’une autre école, la présentation des deux vérités serait différente, l’orientation donnée serait différente.
L’insistance sur l’importance des deux vérités est un point de vue bouddhique en général, mais surtout madhyamika. Notre enseignement prend donc une certaine orientation. Si on considère les écoles comme des sortes d’échelons, on va des vaibashikas aux madhyamikas que l’on considère comme les détenteurs de la vue ultime. C’est cela qui différencie cet enseignement d’un genre d’enseignement un peu différent, plus purement académique, où chaque école est prise comme étant une école en elle même. à ce moment-là, les choses sont vues différemment.

I. Les Deux Vérités selon les Vaibashikas

Nous allons donc étudier les deux vérités dans les quatre écoles, surtout en abordant les deux écoles hinayanistes et le Yogachara. Bien que la perspective soit madhyamika, j’ai pensé qu’il serait intéressant de parler des autres écoles. De plus, il y a deux ans ici même à l’Institut Vajra Yogini, j’ai longuement abordé la vacuité dans l’école Madhyamika (cf. “La Vacuité selon l’école Madhyamika”, G. Dreyfus, éditions Vajra Yogini.). Le plus important a déjà été dit à ce sujet.
Tout d’abord, quelles sont les quatre écoles ? Vaibashika, Sautrantika, Yogachara, Madhyamika. écoles hinayanistes pour les deux premières, mahayanistes pour les deux dernières. Qu’est-ce qui différencie ces deux groupes d’écoles ? D’abord, au point de vue de la pratique, la différence est que le mahayaniste prend sur lui la responsabilité d’emmener tous les êtres à la libération, alors que le hinayaniste se contente de sa libération ou de la libération d’un nombre restreint d’individus. Mais ici, d’un point de vue philosophique, ce n’est pas cela qui différencie mahayaniste et hinayaniste. C’est l’acceptation ou la non-acceptation d’un certain nombre de notions qui sont reliées.
Il y a trois points lorsqu’on parle des quatre écoles : la base, le chemin et le fruit. La base est simplement ce qui existe. En philosophie occidentale, on dirait l’ontologie et l’épistémologie, ce qui existe, comment on le connaît, etc. Le chemin est la façon dont la base est utilisée. Le fruit est ce qu’apporte le chemin. Les écoles du Hinayana et du Mahayana vont donc être différenciées par ces trois points.
Lorsqu’on fait la différence du point de vue de la base, l’école Hinayana n’accepte pas le non-soi des phénomènes et ne parle que du non-soi de la personne. C’est la différence majeure du point de vue de l’ontologie. Au point de vue du chemin, puisque l’école Hinayana n’accepte pas le non-soi des phénomènes, elle n’accepte pas les différentes « terres », les bhoumis par lesquels le bodhisattva doit passer. Et puisqu’elle n’accepte pas les différentes « terres », elle n’accepte pas les différents corps d’un Bouddha, les trois ou quatre kayas.
Ne pas accepter le non-soi des phénomènes, est-ce que cela veut dire que les écoles hinayanistes pensent qu’il n’y a que la personne qui soit non-soi et que toutes les autres choses sont en dehors du non-soi ? Est-ce que ces écoles diraient que ce micro est soi ou non-soi ?
étudiant : Il est non-soi de la personne.
Oui, et cela veut dire que pour les hinayanistes, le non-soi de n’importe quel phénomène ne se conçoit qu’en relation avec la personne. à première vue, cela paraît être une chose bizarre. En fait, c’est tout à fait normal, parce que le fondement du bouddhisme est la libération de l’individu par la compréhension de cet individu, de la façon dont il existe et dont les choses existent. Donc, la base du bouddhisme est la transformation de notre perception de nous-mêmes et des choses. Or, lorsque nous entrons en interaction avec les choses, nous assumons naturellement les choses comme étant miennes ou autres. C’est notre façon de nous comporter envers nous-mêmes et envers le monde. Et c’est donc en fonction de notre façon de nous comporter, et donc de notre ignorance, que cet enseignement est donné. Ainsi, ce niveau du non-soi est la compréhension que les phénomènes existent, mais qu’ils n’existent pas en tant qu’objets d’une personne qui existerait d’une façon substantielle et autosuffisante, comme objets d’un soi, comme objets d’appropriation d’un soi.
La personne, elle, est non-soi, parce qu’elle n’est pas une entité personnelle substantielle, et les objets extérieurs sont non-soi parce qu’ils ne sont pas objets d’appropriation d’une entité personnelle substantielle. C’est de cette façon que les hinayanistes comprennent le non-soi, et ils s’arrêtent là car ils disent que c’est tout ce dont on a besoin, et que si l’on comprend cela, on peut se libérer. Certes, ils savent qu’il y a des tas d’autres choses à connaître, mais ils se disent que comme ce qui importe, c’est de se libérer, il suffit de comprendre la nature des choses, de soi-même et des choses en relation à soi-même.
Pour les hinayanistes donc, tous les phénomènes, aussi bien la personne que les phénomènes extérieurs sont non-soi, mais ils ne sont pas non-soi des phénomènes, ils sont non-soi de la personne. C’est en cela que réside probablement la différence la plus fondamentale entre les écoles dites hinayanistes et les écoles mahayanistes.
Les écoles hinayanistes sont groupées en deux sous écoles : l’école Vaibashika et l’école Sautrantika. L’école Vaibashika est une école hinayaniste qui, contrairement à l’autre école, celle des sautrantikas, refuse ce qu’on appelle l’aspect d’une perception, l’aspect d’une connaissance, ainsi que l’auto-perception. En fait, la différenciation entre ces deux écoles est assez difficile à faire.
Vaibashika est un nom qui a été donné en fonction d’un texte utilisé dans une des sous écoles, le Mahavibashashastra, qui n’existe pas en tibétain, mais en chinois. Sautrantika signifie « ceux qui se basent sur les Soutras ». En effet, dans le courant de la tradition bouddhique, après la disparition du Bouddha, un problème s’est posé à propos du statut des enseignements de l’Abhidharma (classification systématique des catégories de la doctrine bouddhique). Traditionnellement, il y a sept textes qui traitent de l’Abhidharma dans le canon du Hinayana. Un des problèmes qui a divisé les écoles était de savoir quel statut donner à ces sept textes. Ont-ils été enseignés par le Bouddha, par des arhats ou simplement par des érudits qui ont compilé certains enseignements ? C’est à ce sujet que la division entre vaibashikas et sautrantikas a dû se faire historiquement. Sautrantika se réfère à ceux qui n’acceptent pas l’Abhidharma comme ayant été enseigné par le Bouddha. Ils ne donnent pas la même force canonique à ces enseignements qu’aux Soutras. Certaines écoles vaibashikas pensent, elles, que les sept traités de l’Abhidharma sont à inclure dans le canon au même titre que les Soutras.
Du point de vue philosophique, ou plutôt de notre point de vue, qui est un point de vue reconstructif de l’ensemble de la philosophie bouddhique, de l’ensemble de la tradition indienne bouddhique, on peut donc, comme je l’ai dit, différencier les vaibashikas des sautrantikas par le point de vue.

Akara : l’aspect
Le premier point de vue est que les vaibashikas n’acceptent pas que la perception, la connaissance, ait un aspect. Il s’agit là d’un point assez difficile à expliquer. Aspect (Tib. Nampa, Skt. Akara) veut dire, pour certains sautrantikas du moins, que lorsque la perception des choses se produit, l’objet extérieur agit comme cause et il se produit une connaissance, une perception qui a l’aspect de l’objet. Cette connaissance a une certaine empreinte de l’objet sur elle et se produit comme ayant la forme de l’objet. C’est comme cela que l’on différencie la connaissance du micro de celle de la fleur. La perception du micro a un certain aspect, une certaine empreinte qu’a laissé l’objet, et la perception de la fleur a une autre empreinte.
Les vaibashikas, quant à eux, n’acceptent pas cette idée d’un aspect et pensent que la perception des choses est directe, qu’elle n’a pas besoin d’un intermédiaire, qu’elle appréhende simplement les choses nues exactement comme elles sont. Ils pensent qu’il n’y a rien dans la conscience qui différencie la conscience de la fleur de celle du micro, et qu’il n’y a qu’une simple préhension de la conscience sur le micro ou sur la fleur, sur l’objet perçu.
Dans la philosophie occidentale, c’est une question qui est débattue depuis longtemps, qu’on appelle le réalisme et le phénoménalisme. Pour les réalistes, la perception est sans intermédiaire, alors que pour les phénoménalistes ou les représentationalistes, il y a perception de ce qu’on appelle des datas, des sens datas. C’est de cette façon que la perception peut s’expliquer. Depuis cinquante ans, il y a une sorte de recrudescence du réalisme. Des gens comme Locke, Hume, etc. sont probablement des phénoménalistes, ou des représentationalistes. Pour eux, la perception a besoin d’un intermédiaire pour être explicable. C’est exactement ce même point qui divise les sautrantikas et les vaibashikas. C’est aussi un point de division dans la philosophie indienne. Les samkyas (école hindoue dont la philosophie inspire le yoga) sont représentationalistes, ou tout au moins acceptent l’idée de l’aspect, alors que les nyayas (école hindoue résolument réaliste) et les vaibashikas la refusent.
Ce qui divise aussi les sautrantikas et les vaibashikas, c’est l’acceptation ou le refus de l’auto-perception. Pour les sautrantikas, chaque perception a un facteur auto-perceptif. Dès que je perçois quelque chose, il y a en moi un facteur qui sait que je suis conscient de cette perception. Il n’y a pas besoin que je le verbalise, mais il y a un facteur en moi qui me donne conscience de cette perception. Pour les vaibashikas, il y a perception et c’est tout.
Ce sont donc les trois façons de différencier les sautrantikas des vaibashikas : une façon historique, une façon correspondant à la philosophie de la perception, et celle de l’auto-perception. Aucune de ces trois façons de différencier les deux écoles n’est à mon humble avis satisfaisante. Comme vous le savez, il y a deux sous écoles sautrantikas et je ne pense pas que ces façons de distinguer les vaibashikas des sautrantikas conviennent aux deux sous écoles de la même manière. Je vais indiquer une meilleure façon. Les vaibashikas pensent que tout ce qui existe est substantiel, mais pas les sautrantikas. C’est un point important, mais avant de l’aborder, j’ai besoin de parler d’autre chose.

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